WebMag #4 Juillet 2009
Le réseau, le plus court chemin vers le marché caché
Faut-il « réseauter » ? La question ne se pose plus. C’est aujourd’hui le meilleur moyen de trouver un job. Pourquoi et comment ça marche.
Quand on parle de réseau, la première réaction est souvent "Ah, ces chanceux qui ont les bonnes connexions !". Or, un réseau n’est pas une question de chance, mais de persévérance, de méthode et de confiance. Et les "connexions" en question, c’est à chacun de se les créer ! La seule raison qui fait que vous pourriez ne pas avoir de réseau, c’est que les cadres rechignent souvent à décrocher leur téléphone.
La bonne "réseau attitude". Pourquoi est-ce une méthode efficace ? Parce que donner des conseils, des avis ne coûte rien et que c’est valorisant. Vous serez donc généralement bien accueilli… à condition que votre "interview" soit courte et votre demande précise ! Exposez brièvement votre projet professionnel, puis expliquez à votre interlocuteur ce que vous attendez de lui. Par exemple : "J’aimerais connaître les besoins des entreprises de tel secteur et leurs modes de recrutement", ou même "Pouvez-vous m’en dire plus sur tel dirigeant ?"… Bien sûr, appeler de la part de quelqu’un est plus facile, cela ouvre des portes. Donc, tentez d’obtenir à la fin de chaque rendez-vous les noms d’autres personnes à contacter.
L’erreur à ne pas commettre est de demander que l’on vous recommande pour un job. Si votre interlocuteur n’est pas en mesure de le faire, vous allez le mettre très mal à l’aise. En revanche, il est très possible que de lui-même, il suggère votre nom un jour ou l’autre. Car de nombreuses entreprises pratiquent la cooptation.
Cooptation n’est pas piston. Si vous cherchez un plombier ou un ostéopathe, allez-vous ouvrir un annuaire ou bien demander à un proche de vous recommander quelqu’un ? C’est exactement le raisonnement que tient un recruteur. Embaucher représente toujours une part de risque qu’il cherche à réduire au maximum. Aussi préfère-t-il souvent miser sur un profil qui lui a été suggéré par une personne qui connaît bien ses besoins. Question de confiance… mais pas seulement.
Chez Ceritex, une société prestataire d’accueil téléphonique, plus du tiers des recrutements se fait par cooptation, avant tout pour des raisons économiques. " Diffuser une annonce, attendre de recevoir les CV, faire passer les entretiens… tout cela prend un temps fou, et donc coûte de l’argent" explique Pietro Limosani, responsable du recrutement, "c’est pourquoi nous lançons régulièrement des " campagnes de parrainage " : nous indiquons à nos salariés quels profils nous cherchons et, s’ils le souhaitent, ils ont quinze jours pour nous suggérer un profil. Si leur "poulain" est embauché en CDI après sa période d’essai, ils reçoivent une prime. Mais attention, si les cooptés sont reçus en priorité, ils doivent ensuite prouver qu’ils font l’affaire et ne bénéficient pas de traitement de faveur ", précise-t-il.
Car cooptation n’est pas piston. Quelle entreprise, aujourd’hui, peut se permettre de recruter le neveu du directeur adjoint s’il est incompétent ? Le réseau n’est donc pas un tapis rouge… juste un marchepied dont il serait dommage de se priver !
(Apec, juillet 2009)
La bonne "réseau attitude". Pourquoi est-ce une méthode efficace ? Parce que donner des conseils, des avis ne coûte rien et que c’est valorisant. Vous serez donc généralement bien accueilli… à condition que votre "interview" soit courte et votre demande précise ! Exposez brièvement votre projet professionnel, puis expliquez à votre interlocuteur ce que vous attendez de lui. Par exemple : "J’aimerais connaître les besoins des entreprises de tel secteur et leurs modes de recrutement", ou même "Pouvez-vous m’en dire plus sur tel dirigeant ?"… Bien sûr, appeler de la part de quelqu’un est plus facile, cela ouvre des portes. Donc, tentez d’obtenir à la fin de chaque rendez-vous les noms d’autres personnes à contacter.
L’erreur à ne pas commettre est de demander que l’on vous recommande pour un job. Si votre interlocuteur n’est pas en mesure de le faire, vous allez le mettre très mal à l’aise. En revanche, il est très possible que de lui-même, il suggère votre nom un jour ou l’autre. Car de nombreuses entreprises pratiquent la cooptation.
Cooptation n’est pas piston. Si vous cherchez un plombier ou un ostéopathe, allez-vous ouvrir un annuaire ou bien demander à un proche de vous recommander quelqu’un ? C’est exactement le raisonnement que tient un recruteur. Embaucher représente toujours une part de risque qu’il cherche à réduire au maximum. Aussi préfère-t-il souvent miser sur un profil qui lui a été suggéré par une personne qui connaît bien ses besoins. Question de confiance… mais pas seulement.
Chez Ceritex, une société prestataire d’accueil téléphonique, plus du tiers des recrutements se fait par cooptation, avant tout pour des raisons économiques. " Diffuser une annonce, attendre de recevoir les CV, faire passer les entretiens… tout cela prend un temps fou, et donc coûte de l’argent" explique Pietro Limosani, responsable du recrutement, "c’est pourquoi nous lançons régulièrement des " campagnes de parrainage " : nous indiquons à nos salariés quels profils nous cherchons et, s’ils le souhaitent, ils ont quinze jours pour nous suggérer un profil. Si leur "poulain" est embauché en CDI après sa période d’essai, ils reçoivent une prime. Mais attention, si les cooptés sont reçus en priorité, ils doivent ensuite prouver qu’ils font l’affaire et ne bénéficient pas de traitement de faveur ", précise-t-il.
Car cooptation n’est pas piston. Quelle entreprise, aujourd’hui, peut se permettre de recruter le neveu du directeur adjoint s’il est incompétent ? Le réseau n’est donc pas un tapis rouge… juste un marchepied dont il serait dommage de se priver !
(Apec, juillet 2009)
